Photoà propos Des algues a atterri sur une plage de Bretagne. Image du côte, nature, brun - 206667581. Algues Sur Une Plage De Bretagne Image stock - Image du côte, nature: 206667581. Photos Stock; Éditorial; Illustrations; Vidéos; Audio; Photos Gratuites; Inscrivez-vous GRATUITEMENT ou Se connecter. Se connecter Inscrivez-vous
Spécialistedes algues, dont elle assaisonne les fromages qu’elle vend sur les marchés (L’Épicerie de Poséïdon), Lydie Auger ajoute une corde à son arc en proposant également des ateliers pédagogiques pour apprendre à récolter et à cuisiner les algues.Lydie Auger profitera des grandes marées des prochains jours pour proposer ses premières sessions,
Infos: alimentaires est spécialisée dans la culture, la récolte et le séchage des algues alimentaires depuis les années 1980. Leurs méthodes de production obéissent aux principes de l’agrobiologie et de gestion durable de la ressource : la culture des laminaires (Wakamé, Kombu) sur filières est faites à Saint-Suliac (leur
Scarlettele Corre récolte la Wakamé (Undaria Pinnatifida) sur ses concessions maritimes dans la baie proche du port du Guilvinec (Bretagne Sud). Elle la récolte en mars-avril-mai quand l'algue est jeune. L'algue wakamé est travaillée aussitôt avant de la conserver dans le sel. Scarlette le Corre sépare les feuilles de la tige - que les
Allerse prélasser sur les plages. Qui a dit qu’en Bretagne il n’y avait pas de soleil ? Et qui dit soleil, dit plages et sans doute certaines des plus belles plages de France. Si vous allez visiter le Finistère, rendez-vous sur les plages de la station balnéaire de Douarnenez ! Ces dernières sont donc nombreuses à Douarnenez. La plage
Lesalgues sont exploitées sur les côtes de Bretagne. Le potentiel y est varié et riche. Depuis plusieurs siècles, cette exploitation fournit de la matière première à l'industrie. Les besoins élevés tant de l'industrie que
APVyCc. Médiathèque Fiche média Les algues vertes en Bretagne
Les algues vertes sont partout en Bretagne, l'Etat nulle part Elles sont de retour les algues vertes prolifèrent à nouveau et comme chaque année sur les plages de Bretagne mais aussi de Normandie. Un phénomène survenu pour la première fois en 1971, et qui a depuis pris de l’ampleur. Les causes et les désastreuses conséquences environnementales et sanitaires de ces échouages massifs, documentées dans notre dernier rapport, sont bien connues des autorités publiques. Pourtant, ces dernières n’ont toujours pas pris les mesures nécessaires pour mettre un terme à ce phénomène. Pire alors que le lien entre algues vertes et industrialisation de l’élevage ne fait aucun doute, le gouvernement tente de faciliter encore l’installation des fermes-usines sur le territoire breton, qui compte déjà beaucoup trop d’animaux d’élevage. Les algues vertes un grave problème écologique et sanitaire pour la Bretagne Les algues vertes polluent chaque été les plages bretonnes. Leur prolifération pose un grave problème environnemental, puisqu’elle peut provoquer une asphyxie de la faune et de la flore aquatiques. Elle constitue également une lourde menace pour la santé publique la décomposition de ces algues émet des gaz toxiques à des concentrations pouvant être mortelles pour l’être humain en quelques minutes d’inhalation. Depuis plusieurs décennies, de nombreuses morts suspectes d’animaux et d’humains ont été constatées. La mort de Thierry Morfoisse compte parmi les plus marquantes d'entre elles. Employé chargé de transporter des algues vertes, il est décédé sur son lieu de travail en 2009. Le lien entre son activité et sa mort n’a été reconnu qu’en 2018. Autre exemple la mort d’un joggeur, décédé en 2016 dans une zone des Côtes-d’Armor où les algues vertes pullulent. Les autorités refusent de reconnaître un quelconque lien entre sa mort et la présence d’algues vertes. Pourtant, les circonstances de celle-ci jettent le trouble. C’est en effet dans cette zone que 36 sangliers avaient été retrouvés morts des suites d’une intoxication en 2013. Là encore, les autorités n’ont pas reconnu un lien direct entre la présence des algues vertes et ces 36 morts simultanées. La dangerosité sanitaire et environnementale de la prolifération des algues vertes ne fait pas l’ombre d’un doute, mais le gouvernement s’obstine à ne pas reconnaître et appréhender le problème. Les algues vertes sont alimentées par l’élevage industriel breton Ce silence coupable trouve sa justification dans les causes de la prolifération des algues vertes, imputable à l’élevage industriel de la région. L’industrialisation de l’élevage breton, ininterrompue depuis l’après-guerre et favorisée entre autres par la Politique agricole commune PAC, ne semble pas faiblir les élevages y sont toujours de moins en moins nombreux, mais de plus en plus étendus et peuplés. La Bretagne est ainsi la première région de France pour la production de lait, d’œuf, et de viande de porc, de volaille et de veau. Or les élevages industriels, en raison du nombre trop important d’animaux qu’ils comportent, rejettent énormément de nitrates dans les sols et les cours d’eau à travers les effluents déjections animales d’élevage. Résultat les eaux bretonnes se situent parmi les plus chargées en azote d’Europe, avec des concentrations de nitrates par litre près de 10 fois supérieures à une situation sans pollution humaine. Ces nitrates font proliférer ces algues dans les eaux bretonnes en des quantités bien supérieures à la normale. Si les efforts d’un certain nombre d’agriculteurs volontaires ont effectivement permis des progrès modérés, les concentrations de nitrates restent bien au-dessus de celles des années 1980 et plus de trois fois supérieures au taux de 10 mg/l susceptible de conduire à une baisse des marées vertes. L’Etat coupable de faciliter l’installation des fermes-usines Les enjeux liés à cette crise sont lourds l’activité économique de la Bretagne est tirée par son élevage industriel, qui alimente les algues vertes, et par le tourisme régional, qui est directement impacté par les échouages massifs sur les plages bretonnes et leur médiatisation. En refusant d’engager la transition écologique de l’élevage industriel, solution la plus efficace pour lutter contre les algues vertes, les autorités publiques semblent faire prévaloir les intérêts économiques sur les intérêts sanitaires et environnementaux. Elles n’ont aucun intérêt à ce que le problème ne s’ébruite, et tentent d’étouffer les affaires qui en découlent. Le silence et l’inaction de l’Etat sur la prolifération annuelle des algues vertes sont coupables, et symbolisent l’inefficacité du gouvernement en matière de défense de l’environnement. Pire, le gouvernement appauvrit depuis plusieurs années l’encadrement de l’autorisation d’élevages industriels sur les côtes bretonnes. En effet, la réglementation ICPE installation classée pour la protection de l’environnement qui régit l’autorisation des exploitations contenant un nombre d’animaux élevé a été considérablement affaiblie, marquant le manque de volonté et d’ambition des autorités en la matière. Un nouveau décret déposé le 24 décembre 2018 vise à encore simplifier leur autorisation dans les régions les plus concernées. Les fermes-usines risquent ainsi de continuer à envahir la Bretagne et les algues vertes de poursuivre leur conquête estivale de ses plages. Il est temps que cette situation cesse. Dénoncez avec nous ce scandale en rejoignant notre mouvement pour un élevage vert.
Elles étaient là bien avant nous, constituant même les premières formes de vie, les algues. Nous allons suivre Tounn Richard, guide-animatrice nature en Trégor côtier finistérien, dans l’une de ses sorties de découverte et cueillette d’algues fraîches, à l’initiative d’Elodie Bertrand et Maylie Caillon, deux étudiantes en BTS Gestion et protection de la nature au lycée de Suscinio à Morlaix. Elles se sont intéressées aux algues, depuis leur cueillette jusqu’à nos assiettes… dans lesquelles nous vous proposons un menu en trois temps. Mais auparavant, quelques mots sur cette ressource alimentaire locale pleine de bienfaits qui suscite un engouement croissant, mais constitue avant tout une inestimable richesse de biodiversité de nos côtes bretonnes, à préserver durablement. Brunes, rouges, vertes, les algues sont d’une incroyable diversité 700 à 800 espèces identifiées dans notre région. La Bretagne est la troisième puissance mondiale dans le domaine des algues en terme de biomasse disponible et récoltée après le Chili et la Norvège » , nous apprend-on dans un reportage de France 3 Bretagne* diffusé il y a trois ans, le Finistère accueillant à lui seul le plus grand champ d’algues d’Europe. Si désormais elles régalent telles quelles nos palais, nous les avons longtemps utilisées et continuons de le faire abondamment, au gré des découvertes de leurs propriétés et vertus, que nous avons mises à profit dans nombre de nos activités humaines santé/pharmacologie/cosmétique, usages industriels et agro-alimentaires, etc. Au point de les considérer ces dernières années comme le nouvel or bleu une ressource naturelle qui comme les autres, est de plus en plus exploitée… et qu’il s’agit évidemment de préserver en développant un sens revisité de la mesure, celui de la parcimonie, alimentée par la connaissance de ces fabuleux organismes vivants. Cela tombe bien, car connaître, cueillir et cuisiner les algues, c’est l’affaire de Tounn Richard**, guide-animatrice nature près de Plestin-les-Grèves. Nous l’avons suivie dans sa balade-cueillette d’algues fraîches, à l’initiative ce jour là d’Elodie Bertrand et Maylie Caillon, deux étudiantes originaires de Touraine venues en BTS Gestion et protection de la nature au lycée de Suscinio à Morlaix, séduites par cet aliment gluant mais appétissant ! ». Apprendre à les connaître, à les cueillir… C’est sur la plage des Sables Blancs de Locquirec, entre deux giboulées de mars, que Tounn Richard et les étudiantes ont donné rendez-vous aux d’un seau et d’une paire de ciseaux. Durant deux heures, la guide-animatrice nature partage son savoir sur les algues afin de mieux les connaître, les reconnaître, prendre connaissance de la législation, l’état sanitaire de l’estran choisi et surtout les cueillir en respectant de bonnes pratiques qu’elle a consignées dans un mini-mémento distribué à Elle y rappelle ainsi que 99% des êtres vivants de la planète Terre sont dans la mer. Les algues, végétaux marins constituant un des piliers du bon équilibre de la nature. Parce que l’on constate ces derniers temps un engouement du public pour la cueillette et la consommation des algues, Tounn Richard nous livre ses recommandations de bonnes pratiques Il faut tout d’abord, trouver un lieu salubre et autorisé, changer régulièrement d’estran rocheux. Tenir compte bien sûr de la législation concernant quelques algues pour la cueillette, dates ou et tailles à respecter. Lors de la cueillette, couper les algues avec une paire de ciseaux, en grappillant d’une algue à l’autre et en coupant les pointes uniquement », précise-t-elle. Ainsi, pour la Porphyra ou Nori, déjà présente à marée basse, il faudra attendre le 1er mai pour sa cueillette à partir de 25 cm, autorisée jusqu’au 15 novembre. En revanche, la Saccharina latissima ou Kombu royal à partir de 150 cm ou encore l’Himanthalia elongata à partir de 80 cm peuvent être prélevées toute l’année, en respectant les tailles minimales. … et à les cuisiner pour s’en régaler Ensuite, direction nos fourneaux, avec trois recettes culinaires aux algues entrée, plat, dessert. La première, un tartare d’algues, proposée par l’auteure de cet article ; la seconde effectuée au cours de l’atelier cuisine qu’Elodie et Maylie ont animé en visio à l’issue de la balade, à la mi-mars. Et l’on achève ce repas avec un biscuit moelleux noisettes/algues, concocté par Tounn Richard, recette immédiatement mise à profit et photographiée par la gourmande qui vous écrit. Tartare d’algues Ingrédients algues fraîches ou déshydratées laitue de mer, laminaire, porphyra/nori, wakamé, dulce, huile d’olive, vinaigre balsamique, jus de citron, câpres, oignons blancs ou échalotes, ail, coriandre, gingembre frais ou mariné, poivre, sauce soja. Quantité non précisée faites confiance à vos papilles gustatives au fil de la préparation. Préparation hâcher finement les algues fraîches avec les oignons blancs ou les échalotes, les lamelles de gingembre, la coriandre. Mélanger aux autres ingrédients. Conserver au frais dans un pot en verre fermé. Le tartare d’algue se savoure sur des toast de pain, galette de blé noir ou de maïs, sur des feuilles d’endive et au gré de votre imagination. Samossas riz-algues-petits légumes fbt Ingrédients – mélange d’algues fraîches ou séchées – 100 g de riz parfumé – 2 carottes – 5 champignons blancs – cumin, coriandre, sel, poivre – feuilles de brick. Préparation faire cuire le riz en ajoutant des fucus dans l’eau de cuisson. Découper les algues fraîches et les champignons en petits morceaux et les carottes en bâtonnets. Mélanger le tout avec le riz et les épices. Etaler sur les feuilles de brick et former des triangles badigeonnés à l’huile d’olive. Enfourner et cuire jusqu’à ce que les samoussas soient bien dorés. A déguster avec une sauce soja. Moelleux noisettes-algues Ingrédients 165g de noisettes en poudre – 80g de sucre complet – 4 œufs – 125 g de beurre salé – 10 g d’algues séchées et broyées. Préparation séparer les jaunes des blancs. Mélanger les jaunes avec le sucre puis le beurre fondu, la poudre de noisettes, les algues. Monter les blancs en neige et incorporez-les en douceur. Mettre le tout dans un moule à cake ou à génoise, de préférence en verre ou en terre cuite. Cuisson à 180°, environ 25 minutes. * **Contact TounNature – Tounn RICHARD – 02 96 54 11 51 – 06 79 77 13 45 – bilitounn[] –
⇧ [VIDÉO] Vous pourriez aussi aimer ce contenu partenaire après la pub Sur les belles plages de sable fin, les algues ne sont généralement pas les bienvenues. Ces plantes marines sont vues comme des parasites indésirables. Pourtant, ce sont des végétaux particulièrement utiles à l’Homme ; elles entrent par exemple dans la composition d’un plat traditionnel gallois le laverbread ou des makis japonais, mais on les utilise également pour la fabrication d’engrais. Aujourd’hui, on considère qu’elles pourraient même être une solution de choix pour nettoyer notre planète. En Bretagne, on récolte le varech, aussi appelé goémon – le mélange d’algues diverses que l’on retrouve amassées sur les plages à marée basse – pour fabriquer des engrais. Dans l’industrie, les algues sont également transformées en plastiques recyclables. Et leur potentiel ne s’arrête pas là les algues pourraient nettoyer les océans, restaurer la biodiversité et augmenter la productivité de l’aquaculture. Elles pourraient aspirer le dioxyde de carbone de l’air et aider à freiner l’émission d’autres gaz à effet de serre. Certains chercheurs pensent ainsi que ces plantes sont cruciales pour sauver la civilisation. Un haut potentiel alimentaire et industriel Du point de vue de la biologie, les algues ne constituent pas un groupe unique ; elles appartiennent à plusieurs groupes phylogénétiques très différents. La base de données AlgaeBase recense près de 72’500 espèces d’algues différentes. Les espèces les plus connues le nori utilisé pour les makis, le fucus et le varech appartiennent à l’un des trois groupes d’algues communément appelés rouges, brunes et vertes. Beaucoup d’entre elles sont déjà cultivées à petite échelle ou récoltées à l’état sauvage, principalement pour être utilisées dans l’alimentation ou comme matière première de produits chimiques. La polyvalence des algues en fait un matériau incroyablement précieux. Très consommées en Asie du Sud-est Chine, Japon et Corée, les algues ne font en revanche pas vraiment l’unanimité dans les pays occidentaux. Crédits Pixabay Manger des algues est très bénéfique pour la santé, mais sa consommation diffère selon les régions du globe. Très consommées en Asie du Sud-est Chine, Japon et Corée, elles ne font en revanche pas vraiment l’unanimité dans les pays occidentaux. Pourtant, beaucoup de gens ingèrent encore des algues, ou des extraits d’algues, sans s’en rendre compte. La tendance végan a poussé de nombreux fabricants de produits alimentaires à remplacer les ingrédients d’origine animale, comme la gélatine, par des extraits d’algues. Les épaississants utilisés dans les sauces et les yaourts, par exemple, sont faits de carraghénanes, des composés trouvés dans les algues rouges. Souvent désignés par la mention E407 » dans la liste des ingrédients, ils entrent également dans la composition de nombreux produits cosmétiques, comme le dentifrice par exemple. En dehors de l’industrie alimentaire, les algues sont également de plus en plus utilisées dans d’autres industries leurs molécules à longue chaîne sont idéales pour fabriquer des substituts plastiques, et certains de ces bioplastiques sont déjà sur le marché. La start-up britannique Notpla, par exemple, utilise un mélange d’algues et de plantes pour fabriquer des matériaux alternatifs au plastique des bouteilles d’eau. Une ressource jusqu’à présent peu ou mal exploitée Malgré tout ce potentiel, la récolte et l’exploitation des algues demeurent une activité de niche. Une étude publiée en 2017 rapportait que seule une trentaine de pays dans le monde récoltaient activement des algues sauvages, à hauteur de 800’000 tonnes par an. C’est peu comparé aux autres cultures à titre de comparaison, selon les chiffres de la Food and Agriculture Organization, en 2018, les agriculteurs de plus de 60 pays ont cultivé plus de 2,5 millions de tonnes de cerises ! Par ailleurs, certaines algues sauvages ont été largement surexploitées. Aux Cornouailles par exemple, l’algue rouge appelée mousse d’Irlande Chondrus crispus, particulièrement riche en carraghénanes, a quasiment disparu suite à des années de récolte intensive. Face à ce constat et pour augmenter la production d’algues, certains se lancent dans la mise en place de fermes d’algues. Aux États-Unis, une organisation à but non lucratif appelée GreenWave forme ainsi des producteurs d’algues depuis 2014. Au Royaume-Uni, SeaGrown a récemment lancé une ferme commerciale en mer du Nord. Le potentiel de ce type d’aquaculture en haute mer est énorme un rapport publié en 2019, intitulé The future of food from the sea », rédigé par un groupe international qui prône une utilisation durable de l’océan, décrit en effet un brillant avenir pour les algues. Le rapport estime que l’océan pourrait fournir 364 millions de tonnes de protéines animales par an, principalement sous forme de poissons et de crustacés. C’est plus des deux tiers de la quantité nécessaire pour nourrir les 9,1 milliards d’êtres humains attendus d’ici 2050 ! Or, les algues sont cruciales pour parvenir à ce résultat. Dans quelle mesure les algues sont-elles si importantes ? Pour commencer, les experts soulignent que les fermes d’algues peuvent parfois améliorer la pêche sauvage en créant des habitats artificiels. En effet, elles s’intègrent bien avec d’autres cultures et récoltes marines. Ainsi, les fermes de GreenWave combinent le varech avec les élevages de moules, de pétoncles et d’huîtres. Le varech fournit un abri aux mollusques et crustacés qui, à leur tour, éliminent l’excès d’azote de l’eau. De même, dans l’archipel des îles Kiribati, au milieu de l’océan Pacifique, les insulaires cultivent des algues aux côtés du chano ou poisson-lait » et des concombres de mer. Les algues s’intègrent très bien à d’autres cultures marines. Combinées à l’élevage de moules, elles offrent un abri de choix à ces mollusques tout en assurant l’équilibre de l’eau. Crédits Pixabay Non seulement ces fermes promettent des rendements alimentaires importants et variés, mais elles peuvent également restaurer les écosystèmes. En effet, de nombreuses espèces marines s’abritent dans les lignes d’algues, et celles-ci maintiennent l’équilibre de l’eau. Par exemple, si l’eau devient trop riche en nutriments et minéraux, des espèces d’algues nuisibles se développent rapidement et appauvrissent l’eau en oxygène, ce qui tue les poissons. Les algues cultivées peuvent absorber les nutriments en excès, ce qui permet de pallier le problème ; elles peuvent également restaurer l’oxygène et ainsi lutter contre l’acidification des océans. Un autre atout de la culture d’algues marines est qu’elle nécessite beaucoup moins d’entretien que l’agriculture terrestre ! Il suffit de lignes lestées, ensemencées d’algues, flottant à quelques mètres sous la surface, attachées à des bouées pour pouvoir être déplacées. Les algues sont laissées ainsi pendant quelques mois, sans aucun ajout d’engrais, puis récoltées par arrachage. Les spécialistes estiment nécessaire d’agrandir ce type de fermes, qui sont aujourd’hui confinées dans des régions abritées », comme des criques ou des estuaires. Une étude publiée dans la revue Cell en 2019 estimait que 48 millions de kilomètres carrés de l’océan pourraient être consacrés à la culture d’algues, ce qui profiterait à 77 pays ! Alors que la demande de nourriture augmente constamment, ces algues pourraient devenir une composante majeure de notre alimentation. Développée rapidement à l’échelle mondiale, la culture d’algues pourrait même contribuer à ralentir, voire stopper le réchauffement climatique… Des fermes marines pour piéger le CO2 À l’heure actuelle, l’élevage d’animaux est l’une des sources les plus importantes de gaz à effet de serre. Selon le GIEC, les émissions de méthane issues du bétail représentaient 16% des émissions de gaz à effet de serre en 2015. Or, plusieurs études ont démontré que l’ajout d’algues à l’alimentation des ruminants – notamment un genre d’algues rouges appelé Asparagopsis – permet de réduire leurs émissions de méthane. Une expérience réalisée sur une douzaine de vaches, menée par des chercheurs de l’Université de Californie à Davis, a fourni des résultats spectaculaires en trois semaines, les émissions de méthane ont chuté jusqu’à 67% ! Mais le méthane n’est pas le seul ennemi de notre atmosphère c’est surtout le dioxyde de carbone, qui joue le premier rôle dans le réchauffement climatique et qui est à l’origine de l’élévation du niveau de la mer. Mais là encore, les algues pourraient être salutaires. Pour commencer, comme tous les végétaux, les algues sont capables de photosynthèse, elles peuvent donc extraire le CO2 de l’atmosphère. Une étude publiée en 2017 a montré que les fermes d’algues étaient capables de consommer 2,8 millions de tonnes de CO2 chaque année. Pas aussi efficace que les forêts terrestres qui évitent l’émission de plus de 3’600 tonnes de CO2 par km², contre seulement » 1500 tonnes pour les algues, certes, mais il y a beaucoup plus d’espace inutilisé disponible pour les nouvelles plantations d’algues que pour les forêts ! Le développement à grande échelle de fermes d’algues pourrait permettre d’éliminer une large quantité de CO2 de l’atmosphère. Crédits SIPA USA/PA L’avenir du CO2 consommé par les algues dépend ensuite de la manière dont nous les exploiterons. Si nous les mangeons, le carbone retournera dans l’air en quelques mois. Les algues peuvent aussi être transformées en biocarburants, pour remplacer le pétrole et le gaz, mais cela libérera encore du CO2 dans l’atmosphère… Selon les climatologues, un seul scénario permettrait d’empêcher la température mondiale moyenne d’augmenter de plus de 2°C éliminer le CO2 de l’air et l’enfouir sous terre. Mais cela nécessiterait beaucoup de terres, et menacerait au passage la biodiversité et les approvisionnements alimentaires. La culture d’algues à grande échelle pourrait être la solution… Sur le même sujet Les secrets des microalgues fluorescentes pourraient mener à des cellules solaires très efficaces Tim Flannery, paléontologue à Australian Museum de Sydney, connu pour son combat contre le changement climatique, propose de mettre en place d’immenses fermes d’algues dans l’océan, puis de laisser couler la biomasse dans les profondeurs, avec tout le CO2 qu’elle aura absorbé. L’idée a déjà été évoquée en 2012 une étude démontrait que des forêts de macroalgues couvrant 9% de la surface de l’océan dans le monde, pourraient produire suffisamment de biométhane pour remplacer tous les besoins actuels en énergie fossile, tout en éliminant 53 milliards de tonnes de CO2 par an de l’atmosphère ». Aujourd’hui, Flannery cherche à rassembler des experts pour déterminer si l’idée est viable et surtout, comment procéder. Nous sommes dans une phase de pause, essayant d’obtenir le financement nécessaire pour tenir la réunion », précise Flannery, qui ajoute que la pandémie actuelle s’est aussi imposée comme un ralentisseur imprévu du projet… Le militant écologiste admet que de nombreux problèmes potentiels sont à évoquer par exemple, à grande échelle, est-ce que cela perturbera le cycle de l’azote dans le monde ? Y aura-t-il des problèmes d’anoxie dans l’océan profond, si l’on introduit tant de matériaux en décomposition ? Les coûts ne seront-ils pas trop considérables ? Lors d’une conférence en 2019, où son idée a été présentée, Peter Liss, chercheur britannique en sciences de l’environnement, a par ailleurs soulevé l’objection selon laquelle les algues libèrent des gaz contenant des halogènes qui pourraient interférer avec la chimie atmosphérique. Si l’idée est très séduisante et prometteuse, de nombreux points restent donc à éclaircir avant une éventuelle mise en place de fermes d’algues à grande échelle. En attendant, la prochaine fois que vous marcherez pieds nus sur les algues, ne prenez plus un air dégoûté rappelez-vous qu’elles peuvent potentiellement sauver l’humanité… Source Tim Flannery, TEDSummit 2019
Le saviez-vous ? Le Finistère abrite le plus grand champ d’algues d’Europe. La Bretagne répertorie 500 espèces d’algues différentes et produit 90% du volume total en France. Récoltées depuis plus de 4 000 ans, les algues façonnent le littoral breton. Étant disponibles, gratuitement, en très grande quantité, sur les plages ou en pleine mer, l’Homme a su optimiser leur utilisation et en faire une ressource forte du territoire. De combustible de chauffage, au fertilisant de sols agricoles, en passant par la cosmétique, l’algue est depuis des siècles et encore aujourd’hui, un élément clé de notre quotidien. Également comestibles, les algues ont de forts atouts organoleptiques. Leur goût, leur texture et leur propriété gélifiante leur ont permis de prendre de plus en plus de place dans nos produits alimentaires crèmes dessert, yaourts, confitures, etc.. Depuis quelques années, l’engouement pour ce végétal ne cesse d’augmenter auprès des consommateurs. En paillettes, séchées ou fraîches, les algues regorgent de nutriments et se cuisinent facilement. L’algue, un aliment qui surfe sur la vague du Bien Manger Dépourvues de tiges, de feuilles et racines, les algues sont présentes sur l’estran, la zone située entre la haute et la basse mer, ou dans les profondeurs des océans. Nous décomptons trois grandes espèces d’algues, identifiables grâce à leur couleur les algues brunes, rouges et vertes. Mesurant moins d’un millimètre jusqu’à 50 mètres, nous pouvons différencier les algues microscopiques les microalgues et les cyanobactéries et les macroalgues. La macroalgue la plus connue correspond à l’algue Nori, qui enveloppe les fameux makis japonais. Consommés frais ou secs, en poudre ou en paillettes, ces végétaux renferment des nutriments très intéressants pour l’Homme. Comme les légumes de terre, les algues dépendent des saisons. Concentrées en minéraux, en vitamines et en protéines, elles peuvent prendre part régulièrement à notre alimentation ! Fer, calcium, magnésium et potassium, tous ces sels minéraux sont présents abondamment dans ces végétaux. Poussant dans un milieu marin naturellement riche en minéraux, les algues contiennent 2 à 4 fois plus de sels minéraux que les légumes terrestres. Qu’elles soient rouges, brunes ou vertes, les algues sont également riches en vitamines et contiennent pour la majorité des vitamines A et C. Par exemple, 100 g d’algues fraîches Spaghetti de mer sont une excellente source en vitamine C. Spiruline d’Armor L’algue est une alternative aux protéines animales. Possédant entre 5% et 45% de protéines végétales, consommer régulièrement cet aliment nous permettrait de couvrir nos besoins en protéines. La Dulse et la Laitue de mer sont aussi riches en protéines que le soja. La championne en protéines est la spiruline. Cette cyanobactérie, algue microscopique de couleur bleue verte, possède 70% de protéines ! À Hénan, la ferme Spiruline d’Armor produit, depuis avril 2020, de la spiruline de façon paysanne. Vous pouvez vous rendre à la ferme pour découvrir la culture de l’algue et l’acheter sous forme séchée en paillettes. Dotée de vertus nutritives et gustatives, végétale et non transformée, l’algue a toutes les caractéristiques pour répondre aux besoins actuels des consommateurs. Et en plus, nous pouvons aller la cueillir à la main sur les plages puis ensuite la consommer fraîche à la maison. En famille ou entre amis, partons à la cueillette ! Où et quand ? Partout en Bretagne, d’avril à décembre, partez découvrir ce légume de la mer. Une fois vos bottes de pluie enfilées, il est très simple de récolter soi-même les macroalgues comestibles. Les récoltes sur la rive ou l’estran ont lieu surtout lors des coefficients de grande marée. Les algues sont présentes sur toutes les côtes bretonnes accessibles par les promeneurs. Quelles algues alimentaires ? En tenant compte de leur fraîcheur et de la saison, les algues doivent être ramassées lorsqu’elles sont tendres. Sur les plages bretonnes, vous trouverez les algues rouges la Dulse et le Nori ; la Laitue de mer comme algue verte ; le Haricot de mer, le Wakamé ainsi que Kombu royal pour la catégorie des algues brunes. Comment les ramasser ? Afin de préserver au maximum ce trésor de la mer, des règles sont à suivre. Il faut toujours récolter des algues accrochées à leur support pour s’assurer de leur non-toxicité. De plus, lorsque l’on coupe un bout de l’algue, il faut veiller à laisser le crampon, la base de l’algue, sur son support. Enfin, ramasser les algues sous forme de tâches ne perturbera pas leur recolonisation l’année suivante. Les points à retenir concernant les algues En consultant le guide des bonnes pratiques, vous pouvez découvrir les images des algues à récolter ci-dessus, les périodes les plus propices pour la récolte ainsi que le décryptage des indicateurs de la qualité de l’eau. Incorporer facilement les algues dans son assiette Contrairement aux idées reçues, les algues ne contiennent que très peu de sel. Leur goût salé provient de l’iode qu’elles absorbent. A noter aussi que les algues cueillies sur la plage ne se rincent pas à l’eau douce car elles perdraient tous leurs atouts nutritifs. Lors de votre cueillette, vous pouvez récupérer un peu d’eau de mer dans un seau et les nettoyer. Ensuite, découpez-les en petits morceaux à l’aide d’un couteau. N’essayez surtout pas de vous y prendre à l’aide d’un blender ou d’un mixeur. La membrane cellulaire des algues étant très rigide, cela pourrait casser votre machine. Selon vos envies, elles peuvent se consommer crues, al dente ou cuites. Hachez finement les algues puis ajoutez les à une vinaigrette ou parsemez les sur une salade composée. Si vous n’avez pas eu la chance de ramasser vos propres algues, il est possible de les acheter auprès des producteurs de notre région répertoriés sur la plateforme. Fraîches ou déjà séchées, les algues s’ajouteront parfaitement à des recettes de pâtes, de poissons, de soupes, de jus de fruits ou encore dans votre recette de beurre ! Et voici une idée de recette originale Recette Quiche de poisson aux algues Pour les moins aguerris en cuisine, les producteurs préparent des produits locaux innovants à base d’algues. Henaff and co, à Pouldreuzic 29 propose du thé vert aux algues, de la terrine de campagne revisitée, des tartinables d’algues haricot de mer, patate douce & sarrasin, tartinables d’algues laitue de mer, blette, lin & citron confit, pesto… L’échoppe Balen, à Roscoff 29, prépare ses algues bio en tartare. Vous pouvez vous y rendre tous les après-midi du mercredi au dimanche pour découvrir leurs recettes et les déguster ! Tartare d’algues Bord à Bord, à découvrir chez L’écoppe Balen. Aliments santé prometteurs, les algues et les légumineuses sont les solutions de demain pour répondre aux enjeux environnementaux et alimentaires de la planète !
algue récoltée sur les plages de bretagne